| NOTRE
PROJET |
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Théâtre du vivant Compagnie des Muses Do Ré |
"Vous faîtes des lois pour
vous mais vous n'écoutez pas les lois de la terre...
et la justice pour nous, c'est l'équilibre entre la terre et ses enfants." Mamu
Antonio Dingula, Kogi
DIALOGUE INTERCULTUREL (page 1)
ÉLOGE DE LA DIFFERENCE
![]() jeune mongole (Photo Théâtre du Vivant) |
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Ici nous pouvons rechercher à
dialoguer, ouvrir un espace où la rencontre est possible, un lieu
d'accueil où l'on réapprend ce lien.
Le Théâtre du Vivant aspire à cet échange avec
"les peuples de la nature" et les cultures non dominantes.
Ils sont source d'inspiration et de respect. Apprendre et désapprendre
avec ces "grands frères", c'est nous donner la chance de
la rencontre, la possibilité de réinventer une façon
d'être au monde, de sortir de la course effrénée et
de l'arrogance, c'est chercher un développement qui aime la terre
et les hommes. C'est l'occasion d'y nourrir notre inspiration d'artistes.
C'est une voie qui emprunte aussi à l'art par sa simplicité,
qui jaillit sans jugement, toute occupée à saisir la danse
et le chant du monde. Comme disait Jacques Brel, en conjuguant le verbe
frère ... en protégeant ici et là bas "les jardins
du monde".
Protéger les lieux de vie, ce que notre cécité
nous fait appeler "environnement", c'est accueillir toutes les
facettes du vivant, sans exclusive, désirer la pluralité des
visages et des paysages. Non pour rêver à une nature mythique
où nous pourrions projeter notre désarroi et notre esseulement
de "civilisés", non pour nous réserver des zones
de loisirs ou des îlots d'oxygène, mais pour réapprendre
à observer cette part encore sauvage qu'il nous reste, à protéger
cette richesse, à écouter son temps non linéaire, cette
sagesse où le silence est contagieux.
Nous avons là un espace de dialogue à
construire, pour tisser avec délicatesse et retrouver du sens.

avec
les indiens kogis
(photo Eric Julien)
Se mettre en mouvement
pour exiger le respect des peuples premiers c'est leur donner le droit et
les moyens d'inventer leur avenir, le libre choix de renoncer à nos
modèles, d'écarter enfin les menaces de notre hégémonie.
Ce qu'ils souhaitent emprunter à notre monde les regarde eux, et
nous n'avons aucun droit d'aînesse, ni sagesse ni rien qui puisse
justifier qu'on décide pour eux.
Ce que nous avons infligés à la terre ces dernières
décennies devrait nous fournir matière à humilité,
énergie de réparation.
Les peuples premiers inspirent le Théâtre
du Vivant, ils sont avec les pierres du chemin, les papillons des prés,
les arbres et les sources les meilleurs alliés pour notre guérison.
En cherchant les moyens du dialogue et du contact humain, en appuyant
les projets multiculturels et les regards croisés, en restituant
ce qui a été pris, sans nous prendre pour des touaregs ou
des indiens, sans tomber dans les clichés et l'auto flagellation
inutile, en créant du lien et du beau nous marchons pieds
nus à notre propre rencontre.
C'est ce qu'expérimente l'association
Tchendukua avec les indiens kogis, c'est la démarche d'Indosana avec
les enfants de Santa Marta et les adolescents de Los Llanos en Colombie.
Les extrêmes doivent réapprendre à dialoguer !
Il est temps de laisser les Cortés, les Custer et tous ceux qui à
chaque instant commandent encore les divisions de la peur et de l'arrogance,
il est temps de rejoindre le cortège des vivants.
En proposant des spectacles, des musiques, danses, contes et légendes issus de l'imaginaire de la nature et conservés pas les peuples qui ont gardé le lien, en recevant des artistes et des troupes autochtones, en animant des tables rondes où des artistes et des scientifiques réfléchissent à un nouveau type de développement, le Théâtre du Vivant entend contribuer à ce tissage et à ce métissage.
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